Réflexions

 

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 » Chacun existe perché sur le vide auquel il donne de la solidité « 

 » La personnalité individuelle avec sa conscience de soi forme son monde. Le soi est le centre de ce monde personnel. Cela signifie que le monde formé par des egos séparés ; moi et toi, lui et elle.. vivent dans des mondes bien cloisonnés et différents l’un de l’autre. La relation que forme chaque personnalité avec les éléments de ce monde est teintée de son ego. Cette situation est comparable à la lumière qui entre dans un prisme. Dés le moment où la lumière entre dedans elle n’est plus la même, mais conditionnée par le prisme « 

 » Le monde extérieur, nous ne le connaissons pas, chacun vit dans son monde conçu par lui, né en lui, chacun vit dans son monde qui existe à l’intérieur de lui, chacun vit dans son monde mental à lui. Donc ce monde qui nous paraît extérieur de nous, est une projection de nos espaces intérieurs, chacun pense vivre dans un monde extérieur, mais c’est une erreur, il se fait une illusion car ce monde qui lui paraît extérieur est en fait ses propres espaces intérieurs  »

 » Si on ne peut pas ni capter l’Absolu ni s’élever vers l’Absolu, il faut alors le faire descendre dans la sphère des potentialités cérébrales humaines. Donc tout cela sont des élaborations mentales de l’homme pour surmonter artificiellement ses impuissances cérébrales  »

 » Nous n’avons pas l’expérience d’un point d’arrivée (naissance) et nous n’avons pas non plus l’expérience d’un point du départ (mort), ainsi nous vivons dans une présent continuel qui est dans la sphère de notre conscience  »

 » Aussi longtemps que l’écume se donne une existence séparée, elle verra la mer comme existant en dehors d’elle, et aussi longtemps qu’elle reste en dehors de la mer elle ne comprendra jamais la réalité de la mer. C’est ainsi les phénomènes et la Réalité. Aussi longtemps que les phénomènes se donnent une existence séparée fondée sur le ‘moi’ individuel et personnel, la Réalité ne lui est pas accessible. Pour comprendre la mer il faut redevenir la mer… « 

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 » Les sensations sont des revêtements que les facultés psychophysiques du corps projettent sur les phénomènes pour pouvoir les saisir. Il s’agit donc des moyens dont se sert le processus mental pour revêtir les phénomènes pour les faire apparaître ou les rendre apparents « 

 » Parce que le temps et l’espace sont des créations de notre esprit, le passé n’existe pas ; il est fini à jamais, le futur n’est pas encore là et le présent est une tension entre les deux. La conscience travaille ces images maintenant et ici même, les reconstituant ou les projetant devant soi « 

 » Le ici et maintenant est un instant qui ne se trouve pas sur le cadran de l’horloge, ni dans les mutations biologiques chiffrables par les instructions technologiques  »

 » Une roue bouge en se mettant sur un point à la fois, le déplacement de la roue se fait sur une succession de points, mais les points passés et les points à venir ne sont plus ou pas encore. Ce n’est que le seul point du moment qui existe, mais parce que la roue roule incessamment, on ne peut pas fixer un point précis du moment, c’est comme le moment présent, on ne peut le retenir  »

 » Une fois que la lumière intemporelle de la sagesse inonde l’esprit on voit (effectivement personne ne voit, c’est seulement l’expérience de voir) de l’extérieur du miroir du MOI et de son monde  »

 » Quand on naît, on ne naît pas dans un monde, mais un monde naît en nous  »

 » Ce qui a un début et une fin n’a rien au milieu.. et ce qui n’a rien au milieu, n’a ni début ni fin  »

 » Nous ne possédons jamais quelque chose qui va avoir une fin, donc nous ne possèderons jamais RIEN  »

 » Si on enlève les verbes être et avoir de son vocabulaire, on est « Eveillé  »

 » Le présent continuel c’est « devenir », et devenir c’est naître et mourir. Avec chaque acte de conscience qui apparaît et disparaît, le moi naît et meurt. La vie et la mort sont des phénomènes de notre mécanisme de perception même s’ils sont insaisissables et non-configurables en idées et en images. Ces processus (naissance et mort) ne sont pas expérimentables et par la suite il ne sont pas objets de conscience et de connaissance. Seul la parole, vide de sens, les exprime. C’est comme le regard sur la forêt tropicale. Nous la voyons comme chose faite, le processus inhérent qui l’oeuvre, lui même, nous échappe. Nous nous saisissons, nous et notre monde individuel, comme chose faite. Le processus inhérent et incessant de vie et de mort qui se déroule continuellement en nous, dépasse notre perception « 

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 » L’homme est un acteur dans le jeu des apparitions. Un acteur qui joue son rôle dans l’apparition des apparences « 

 » Ce feu qui brûle, c’est le désir. Le désir c’est le fondement de l’être apparent ou de l’existence phénoménale. Le désir est un élan insatiable inhérent à notre organe de conscience et de ses facultés. Le désir est le combustible du mécanisme de perception qui configure l’ego et son monde. L’organe de conscience est donc une maison en feu, brûlant du désir d’être et d’avoir « 

 » Le temps et l’espace n’existent pas séparément de l’homme « 

 » La sagesse c’est de voir et d’expérimenter que tout (absolument tout) surgit dans le miroir de notre mécanisme de perception, tout perdure dedans, et tout prend fin dedans. Nous sommes créateurs de notre EGO et de notre monde « 

 » Si on considère le temps illusoire, on conçoit une vie cyclique, si on considère le temps réel, on conçoit une vie linéaire « 

 » L’ego est une sensation qui surgit suite aux impressions sensorielles, une sensation à laquelle la pensée (elle aussi une sensation du cerveau) donne une fixation. L’ego prend forme et identité suite aux détournements, aux manipulations, et aux configurations de ces impressions par le mécanisme de perception « 

 » L’ego est en quelque sorte un imposteur, un pur montage de ce mécanisme. Car tout surgit avec la lumière de la conscience par l’interaction entre les impressions sensorielles et l’organe de conscience qui est le corps et ses facultés. Il n’y a pas l’un sans l’autre « 

 » L’infini c’est : l’incompréhensible. Ce n’est qu’un mot communiquant une idée dont le contenu dépasse la capacité du cerveau. Le contenu est inaccessible « 

 » Evoquer les choses définitivement passées, c’est flotter dans le domaine de l’irréel. La mémoire ne contient rien de figé. Avoir recours à elle c’est ressusciter les choses qui sont poussière de l’esprit. La baguette magique qui fait cette résurrection c’est l’imagination « 

 » La mémoire n’est pas un lieu de stockage, parce qu’il n’y a RIEN à stocker, sauf les impressions en fluctuations permanentes qui ont besoin de reconstructions, de remodelations et modifications « 

 » Sans possession il n’y a pas de réalisation. Réalisation totale c’est la possession complète de la totalité, ce qui est irréalisable « 

 » Il n’y a pas de monde en dehors de chacun, il n’y a pas de monde extérieur en dehors de notre conscience « 

 » Les phénomènes sont manifestation de la Réalité. C’est donc la manifestation de la Réalité et pas la Réalité elle-même qui est captée par notre mécanisme de perception « 

 » La véritable nature des choses nous échappe parce que l’homme est une incorporation de l’ignorance, de désir (forces d’attachements) et de haine (forces de répulsions) « 

 » En contact avec les mécanismes de perception, les ondes se fixent et assument la forme de particules. Des particules énergétiques quantiques et ces énergies (particules) assument des formes et des identités que leur communique le mécanisme de perception « 

 » Le MOI n’est pas qui que ce soit ou quoi que ce soit, le MOI est une apparition, la fixation apparente d’un flux constitué de causes et d’effets « 

 » Le monde personnel de chaque individu est une élaboration qui résulte de notre capacité de perception, de nos pensées et des réflexions « 

 » Nous ne voyons que comme dans un miroir, nous voyons, nous comprenons comme dans un miroir des reflets dans lesquels nous donnons solidification « 

 » Ici et maintenant c’est le spatio-temporel immobilisé. On fixe par acte de la pensée, c’est-à-dire une immobilisation qui ne se trouve nulle part dans la nature des choses « 

 » La conscience est la plate-forme de lancement des phénomènes conscients par la pensée. Le but est de faire cesser ce processus, c’est de se retirer de l’empire du sensoriel qui est le début de tout ce montage « 

 » Le vide n’est pas en dehors de ce monde. Le vide c’est la disparition de son monde dont le contenant et le contenu c’est l’ego. Le vide c’est la disparition du MOI « 

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 » Le mécanisme de perception c’est le miroir du MOI et de son monde « 

 » Quand on est dans l’état de rêve (vie phénoménale) on ne peut pas communiquer quoi que ce soit à l’autre, et quand on est en état d’éveil c’est pareil. Les résultats de l’état d’égoïsme et de non-égoïsme ce n’est qu’inaccessibilité à l’autre « 

 » Pour connaitre la Réalité, il faut se Réveiller. Quand on se Réveille, le Rêve se dissout et la Réalité apparait. Le Rêve c’est le Soi (Soi = son monde) et la Réalité c’est la disparition du Soi. La Realité c’est la réalisation que le soi n’est pas, qu’il n’a jamais été « 

 » Naître pour mourir  » ; la porte d’entrée s’ouvre directement sur la porte de la sortie ; aussitôt entré, on aperçoit la sortie, et entre les deux c’est un déroulement insignifiant parce que tout est voué à la disparition et en effet ce déroulement signifie cheminement vers la disparition « 

 » Le véhicule est l’ignorance, le moteur est le désir, le volant est la pensée, le conducteur est le MOI et le chemin est le spatio-temporel « 

 » L’Eveil ce sont toutes les tensions qui s’écroulent, tous les décalages produits par les configurations imposant formes et identités aux choses « non-existantes ». Ce n’est pas étonnant que le Bouddha résume son expérience par tout est anatta (non-soi), anicca (impermanent), et dukkha (vide méprisable). Nous donnons formes et identités au vide et nous nous y attachons au point de ne pas vouloir le lacher. Imaginons les guerres et tous les massacres de l’histoire survenus suite à cette transformation du vide en objets plaisants et délectables, les idées du pouvoir, richesse et plaisir qui surgissent par la configuration du vide méprisable « 

 » La pierre précieuse contient la lumière, la couleur, la brillance.. mais elle est obscurcie par son environnement. Ainsi l’environnement transforme quelque chose de pur en impur. L’essence de la pierre précieuse est contenue dans la pierre brute, l’essence est en elle, c’est l’essence qui l’a fait précieuse. C’est ainsi que l’homme est fait de Conscience Pure « 

 » L’illumination, ce sont toutes les tensions qui s’écroulent, tous les décalages produits par les configurations imposants des formes et des identités aux choses non existantes « 

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